23/06/2014

Dernières nouvelles du blog

Vous aurez eu moult fois l'occasion de le remarquer, j'ai maintenant un site et ce blog n'est plus à jour...

Pourtant, il s'en est passé, des choses, qu'il s'agisse de nouveaux écrits (La Ville de la pluie, chez Maelström) ou de nouvelles traductions (American Subversive, L'Ami du roi etc.), dont le fameux Pulitzer 2014, j'ai nommé Le Chardonneret de Donna Tartt, succès de la rentrée littéraire 2014 !

Pour en apprendre davantage sur toutes ces sorties, deux rendez-vous possibles: 

mon sithttp://soonckindt.com/

ou ma nouvelle page "auteur" sur FB https://www.facebook.com/pages/Edith-Soonckindt/310932482...

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Au plaisir de vous y retrouver ! Le site est très complet et il est assorti de 2 blogs renouvelés mensuellement (quand je ne travaille pas trop), un blog "auteur" et un blog "traducteur", à l'intention des jeunes auteurs et/ou traducteurs en quête de filons et autres conseils avisés...

29/01/2013

Carnet rose : sortie de mon 1er e-book !

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Edith Soonckindt (http://soonckindt.com) est ravie de vous annoncer la naissance de son premier e-book, candidement intitulé Petit manifeste de poésie quotidienne et pesant 0 gr pour 0 cm puisque né virtuellement et donc sans forceps....

Son sujet ? Comment mettre de la poésie dans son quotidien !


Visites du jour presque exclusivement sur
http://www.amazon.fr/dp/B00B3IUQJS/ref=tsm_1_fb_lk

Liseuse (gratuite) pouvant faciliter le visionnement du petiot tout de couleurs, photos, liens et vidéos vêtu : http://ebookfactory.be/fgju

A défaut de l’acheter les yeux fermés, vous pouvez l’admirer également sur https://www.facebook.com/pages/Mes-livres-numériques/587248701290046?ref=hl et “liker” cette page FB qui lui est consacrée, avec photos et commentaires à la clé.

Les visiteurs réfractaires à Internet/Amazon peuvent se faire connaître auprès de la parturiente (edith@soonckindt.com) pour une solution plus adaptée à leurs allergies diverses.

Ci-après l’avis forcément béat (mais néanmoins perspicace) de l’une de ses marraines virtuelles (
Nadine Monfils, auteur Belfond et critique sur Focus)

J’ai découvert ce petit bijou de poésie, de drôlerie et de fraîcheur poétique ! C’est un vrai régal. Comme une coupe de champagne.  Des étoiles scintillent entre chaque page. Ce livre est magique et apporte mille petites idées pour faire de chaque instant un plaisir des sens. Ce sont les clefs du jardin d’Alice. Celles qui nous ramènent à l’enfance rêvée et apportent quelques nuages roses. Plonger dans cette jolie boîte à Pandore, c’est libérer les papillons multicolores qui sommeillent en nous. C’est comme un livre de recettes qui nous donne des idées pour embellir le quotidien, et sans argent ! Que vous soyez pauvre ou riche, ces « bonbons » sont à portée de tous. Et en plus, vous découvrirez des trésors. Une vraie caverne d’Ali Baba ! Pour un prix si dérisoire, sincèrement, ne vous en privez pas !
Je fais rarement ce genre de chose, mais là, j’ai un tel énorme coup de cœur, que j’ai envie de le partager avec ceux que j’aime. Et que ça fasse boule de neige car ce petit gâteau des anges se savoure avec un tel délice qu’il vous laisse un parfum sucré et épicé, longtemps après. “

A
utres commentaires sur Amazon ou sur mon mur FB (https://www.facebook.com/edith.soonckindt)


Pour encore plus d'infos et commentaires : http://soonckindt.com/news-auteurs/carnet-rose-lannonce-faite-a-edith/

08/08/2012

Coaching éditorial / Conseil éditorial !

3434560613.2.jpgBonjour à tous et bienvenue sur mon blog depuis peu supplanté par mon site http://soonckindt.com où vous trouverez toutes les infos nécessaires me concernant (traductions, publications d'auteur, albums jeunesse et bien plus encore), doublées d'informations sur mes activités éditoriales !


Celles de coach/conseil éditorial sont surtout visibles dans les newsletters du blog auteurs et du blog traducteurs qui, fidèlement chaque semaine (en moyenne), viendront vous apporter des éclaircissements et conseils de toutes sortes sur ces deux activités !


Je les donne d'autant plus volontiers que cela fait plus de vingt ans à présent que je travaille dans l'édition parisenne à divers postes (auteur, traductrice, auteur jeunesse, rédactrice, correctrice, lectrice, relectrice et "rewriter") et que j'en ai exploré bien des arcanes et autres mystères... Après une dizaine d'albums jeunesse publiés, 2 romans, une trentaine de traductions et deux prix littéraires (Prix de la nouvelle de Radio France Internationale en 1991 et Prix Thyde Monnier du Premier roman en 2002), je pense avoir acquis une petite expérience qui pourrait vous être utile...  


Ainsi apprendez-vous grâce à moi comment cibler, et trouver, l'éditeur qui vous convient, pourquoi il vaut mieux ne pas envoyer son manuscrit en été, comment s'assurer que votre manuscrit a bien été lu, comment entrer dans la traduction littéraire, quelles sont les procédures à observer en écriture jeunesse et pourquoi il faut fuir l'autoédition... (à venir)


Bien entendu, je suis aussi là pour répondre à toute question personnelle que vous auriez concernant votre propre travail et suis également disponible pour tous travaux de lecture/relecture/conseil concernant vos projets déjà rédigés.


Au plaisir d'avoir de vos nouvelles, ou encore de vous compter parmi les abonnés de mes newsletters ! :-) En cadeau : 2 e-books de conseils pour être auteur ou traducteur sans trop y laisser de plumes morales ou financières... ;-)


Alors rendez-vous sur http://soonckindt.com sans plus tarder ! Et merci de votre fidélité !   

12:13 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/08/2012

Retrouvez-moi en interview exclusive !

Interview de +/- 5 mn réalisée par Sabrina Chauchard, animatrice à Radio France, juillet 2012 

 


podcast

10:04 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/04/2012

Parcours d'artistes de St Gilles ! R-V le 4/5 à 20 h !! (et 3 w-e ensuite)

rumeurs-rvb-fcc17[1].jpgBonjour à toutes et tous !

Theo Poelart, charmant libraire du 40, av Volders, ET photographe, et Edith Soonckindt, charmante auteure, participeront au Parcours d’artistes 2012 de St-Gilles !
Ce qui leur offre l’occasion (inestimable) de vous convier au petit drink d’ouverture le vendredi 4 mai à 20 h avec les “huiles” d’usage (et même sans).

Rejoignez-les donc à leur exposition Carabistouilles, ils seront ravis de vous voir et de vous montrer “grandeur nature” les superbes photos bruxelloises (N&B) de Theo, dont celle de la couverture de La Femme sans nom (Maelström), photos qui, pour quelques-unes, seront accompagnées de petits textes écrits sur mesure par Edith (projet en cours de lecture chez quelques éditeurs belges).

http://stgillesculture.irisnet.be/Carabistouilles?lang=fr...

Au plaisir !

Edith & Theo

Adresse du jour (on ne rit pas) :

Crèche Jourdan
rue Guillaume Tell 58
1060  Saint-Gilles-Lez-Bruxelles

21:40 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/02/2012

Nouveauté 20012 ! 3 euros seulement ! (pour 25 pages)

296598_261618333871009_100000685325598_858995_730034886_n.jpgMon nouvel opus publié chez Maelström, Bruxelles, et à présent disponible en France en le commandant dans n'importe quelle librairie digne de ce nom via le Collectif des éditeurs indépendants. En Belgique, il faut le commander via Caravelle. Et il en est à sa troisième réimpression ! Contribuez donc à en faire un succès ! Et d'ores et déjà merci aux fidèles acheteurs.


Autre nouveauté, mes billets d'humeur sur Bela (organe de promotion des auteurs de la Scam Belgique) : http://www.bela.be/homepage/auteurs/auteur/blogs/edith-so...

A lire de bas en haut, 6 billets sous peu, d'ici mi février il y en aura 8 ! Apparemment ce lien renvoie à présent vers ma page FB (pas le choix), sur laquelle vous devrez chercher les liens vers Bela, il y en a un chaque mois.


Et ma dernière traduction : Cette Femme qui dit être ma mère (http://www.amazon.fr/Cette-femme-qui-être-mère/dp/2258086...).


A part cela, merci de me retrouver sur ma page Facebook (publique) où je suis nettement plus présente et plus active (c'est plus facile) que sur ce blog... J'y poste mes dernières lectures, des extraits de films (dont celui de La Femme sans nom en date du 15/11/2011), des liens: https://www.facebook.com/profile.php?id=100000685325598&a...

 

11:53 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

31/01/2012

La Femme sans nom, récit poétique et polyphonique : un extrait

296598_261618333871009_100000685325598_858995_730034886_n.jpgJsuis cette femme sans âge ni nom et qui…


Un nom est la forme plurielle d’une identité.

Il ne faut pas craindre de nommer

Le cri des chiens et les pleurs de la nuit lorsqu’ils s’effacent

Sous le poids de tous ces autres rêves.


Je berce un enfant mort contre mon ventre apeuré ; ma nuit n’est pas encore finie. J’erre, j’erre dans la ville, cette ville. La Grand place, j’erre, les Galeries, j’erre, le canal, j’erre, et le Veilleur de La Plus Haute Tour me donne des frissons.


Une femme qui n’aurait pas de nom déambulerait dans une ville sans visage lors d’un automne innommé, doux du soleil il y aurait parfois, un soleil si tendre, mais surtout une pluie, grise.

La pluie, c’est  le paysage d’ici, de cette ville-ci du nord de l’Europe, une ville que l’on dirait fantôme, exsangue, étranglée, défigurée, une ville où il fait mal, d’un estaminet à l’autre, une ville du froid, de l’ennui, de la pluie, rarement de la vie.

Pourtant, c’est une ville belle.

Par endroits.


Il faut les chercher !

Derrière les poubelles, dans les ruelles !

Rue chair et pain, impasse des cadeaux, rue du miroir, rue de l’homme-chrétien, ou de la tête d’or, tout nous est alors offert !

 Longtemps j’ai cru qu’en remontant la rue de Manchester, l’on arrivait directement en Angleterre !

Il est étrange néanmoins que la rue d’Angleterre lui soit diamétralement opposée.

Comment, ainsi, ne pas errer ?

En quête de davantage de beauté. 


Le Royaume des pluies.

Ici le ciel pleure

De lentes gouttes d’ennui.

Le visiteur de passage ne les sent pas, pour lui tout est merveille.

Mais pour celui, ou celle, qui habite là...

Enfin, qui habite ici.

Habiter ici est une destinée farouche, inhabituelle

Une tâche sacrée

Un devoir indicible.

Cela consiste à ramper et errer

Entre vents et immondices.

Et les monuments de sable

Pourraient bien finir par s’écrouler.

17:14 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/01/2006

LA TOMBE DE MON PERE EST DANS LE CIEL

biblio"ou une famille juive alsacienne réfugiée en Aveyron (France)de 1940 à 1945"...Le récit : en 1940, une jeune femme juive d’origine allemande doit quitter sa vie heureuse et aisée à Colmar (Alsace) pour affronter les routes de l’exode. Partie pour cinq semaines, elle verra son exil se muer en cinq années ! Rejointe par son mari démobilisé, elle le sera aussi par ses parents ayant fui l’Allemagne après la Nuit de Cristal, dont son père relâché de Buchenwald. Ils vivront la guerre en Aveyron, avec une période où ils devront se cacher pour échapper aux SS. En dépit de la peur, de la faim, de l’angoisse, des internements ou des rafles, cette famille juive verra aussi beaucoup de mains généreuses se tendre sur sa route, dont certaines lui sauveront la vie. Il y en aura hélas d’autres plus cruelles, comme le curé lorrain qui dénoncera l’époux alors envoyé en résidence surveillée ; la Milice qui raflera la mère pour une déportation bienheureusement arrêtée au Camp de Rivesaltes ; et le gendarme qui viendra chercher le père pour le camp de Gurs, d’où il sera déporté vers Drancy puis Majdanek (Pologne), où il mourra gazé.Composé de détails émouvants et d’événements petits et grands croisant cette histoire avec l’Histoire, ce témoignage a été recueilli auprès de Mme Isabelle Kahn, Colmar, 98 ans. Présentation : récit à la première personne / notes historiques / petite iconographie/30 pages.

21:45 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Mon (dur) parcours d'artiste...

Difficile de s'exprimer là-dessus sans verser dans le misérabilisme ou l'auto-apitoiement éhontés. Après des années plutôt faciles, avec le recul, à enseigner le français langue étrangère dans divers pays, voilà que m'a traversée l'idée saugrenue qu'écrire serait plus tranquille finalement, plus "mobile" aussi,surtout plus intéressant. Parce que j'avais un goût, et un vague talent, pour la rédaction de lettres, la porte m'était royalement ouverte, me suis-je dit avec une innocence qui m'a coûté cher par la suite et ne m'amuse même pas avec le recul... Puisque j'avais un peu voyagé, je rédigerais des récits de voyage, telle était mon ambition première ! Mais ça ne s'est pas tout à fait déroulé ainsi... Des récits de voyage je suis très vite passée aux nouvelles, dont l'une a été récompensée en 91 par le Prix RFI de la Nouvelle, une incitation à persévérer que j'ai béatement saisie ! Sans me douter qu'ensuite il me faudrait batailler 10 pour faire éditer mon 1er roman (avis aux innocents !)

21:42 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Me Myself and I (MoiMavieMonoeuvre), le résultat...

Fière descendante de pêcheurs d'Islande, Terre-Neuvas et Cap-Horniers mais aussi universitaire française, ancienne élève du philosophe Roger Laporte et de l’écrivain américain Ronald Sukenick, Edith Soonckindt a exercé 101 métiers (au moins) et vécu en France, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et à présent en Belgique. Posée à Bruxelles depuis 11 ans, elle y travaille pour l’édition parisienne et l’audiovisuel belge, après 10 autres années comme chargée de cours dans l’enseignement supérieur en France et à l’étranger. Lauréate ’91 du Concours de Nouvelles de RFI, elle est également l’auteur d’un roman (Le Bûcher des anges, Ed. Hors Commerce, Paris, un des Grands Prix d’Automne 2002 de la SGDL, Paris), d’un guide de voyage, de 11 albums jeunesse (dont Au Pays des rois, Nathan, traduit en italien et coréen, et Les Escalators, j’adore ! Hachette, sélectionné pour le Prix des Incorruptibles 2003), ainsi que d’une vingtaine de traductions de l’anglais dont Le Garçon Boucher, Ecarts de conduite, Un Eté vénéneux, La Cachette (sélectionné en 2002 pour le Prix Amédée Pichot, Arles), et aussi La Nostalgie de l’ange et Les Cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut, deux best-sellers de ces dernières années.Son travail lui a également valu bourses d'encouragement et crédits de traduction du CNL, ainsi que bourses de résidences (CITL, Arles, Monastère de Saorge, Academia Belgica, Rome). Elle a beau adorer dormir et musarder, elle a tout de même dans ses cartons 5 manuscrits plus littéraires et 2 témoignages - un sur le non désir d’enfant, un autre sur le harcèlement moral - et prépare également un court métrage, une pièce de théâtre, un recueil de contes oniriques pour enfants ainsi qu'un nouveau roman...

21:39 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Coup de coeur permanent : "mon" village au Sénégal, que vous pouvez aider aussi en leur envoyant des livres !

Il était une fois... un auteur jeunesse (en l'occurence, moi) qui avait donné à une amie (coucou,Lénou) partant au Sénégal un de ses livres (Au Pays des rois) à offrir expressément à l'enfant le plus pauvre qu'elle rencontrerait ! Et Lénou avait fait mieux ! Elle l'avait offert à une bibliothèque scolaire d'un village de brousse. Comme l'auteur jeunesse avait griffonné ses coordonnées et assuré qu'elle pouvait envoyer d'autres de ses ouvrages à qui le lui demanderait, elle a reçu une belle lettre détaillant des souhaits. Des mois plus tard, après envoi de tas de petits livres de la collection Rouge et Or, elle a reçu cette autre lettre, touchante, pour lui dire combien le village était tristement démuni de livres, et combien tous avaient pleuré en recevant son (pourtant modeste) colis ! Alors si vous avez envie d'aider la bibliothèque d'un petit village de brousse à se monter, et j'avoue avoir été un peu négligente sur le sujet ces derniers temps,n'hésitez surtout pas à envoyer les livres jeunesse,les classiques et les livres pratiques (maçonnerie, plomberie etc.) dont ils m'ont dit avoir tant besoin ! Adresse suivra dès que je l'aurai retrouvée... Et tenez-moi peut-être au courant de ce que vous enverrez afin d'éviter les doublons. D'avance, merci !

21:31 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

SUR UN MUR DE NEW YORK....

imagesPatrick Marchal (grand photographe belge devant l'éternel) m'avait rapporté de New York au siècle dernier ce poème mural trouvé dans l'appartement où il logeait, et puis je l'ai (grossièrement) traduit : "Stay loose. Learn to watch snails. Plant impossible gardens. Invite soemone dangerous to tea. Make little signs that say yes! and post them all over your house. Make friends with freedom and uncertainty. Look forward to dreams. Cry during movies. Swing as high as you can on a swingset, by moonlight. Cultivate moods. Refuse to "be responsible." Do it for love. Take lots of naps. Give money away. Do it now. The money will follow. Believe in magic. Laugh a lot. Celebrate every gorgeous moment. Take moonbaths. Have wild imaginings, transformative dreams, and perfect calm. Draw on the walls. Read everyday. Imagine yourself magic. Giggle with children. Listen to old people. Open up. Dive in. Be free. Bless yourself. Drive away fear. Play with everything. Entertain your inner child. You are innocent. Buils a fort with blankets. Get wet. Hug trees. Write love letters." @Sark-"Restez calme - Apprenez à regarder les escargots - Plantez des jardins impossibles - Invitez quelqu'un de dangereux à prendre le thé - Ecrivez des petits mots où il est marqué "Oui !" et scotchez les partout chez vous - Apprivoisez la liberté et l'incertitude - Réjouissez vous à l'avance de vos rêves - Pleurez au cinéma - Balancez vous aussi haut que possible sur une balançoire, au clair de lune - Cultivez des humeurs - Refusez d'être responsable - Entreprenez tout par amour - Faites beaucoup de siestes - Faites don de votre argent - Tout de suite - Il en viendra d'autre - Croyez en la magie des choses - Riez beaucoup - Célébrez chaque splendide moment - Prenez des bains de lune - Ayez des fantasmes fous, des rêves transformateurs, et restez d'un calme parfait - Gribouillez sur les murs - Lisez chaque jour - Imaginez vous que vous avez des pouvoirs magiques - Riez avec les enfants - Ecoutez les vieilles personnes - Ouvrez-vous - Plongez - Soyez libre - Repoussez la peur - Jouez avec tout et n'importe quoi - Distrayez votre enfant intérieur - Vous êtes innocent - Construisez un fort avec des couvertures - Mouillez-vous - Serrez les arbres dans vos bras - Ecrivez des lettres d'amour" © Sark

21:29 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Actualité no 1-L'Echantillonneuse, une compilation résolument loufoque (si si) à paraître un jour proche, j'espère…

Qu'ont en commun un ancien combattant, un maquereau, un gigolo, Charles Juliet, deux ingénieurs, un (faux) attaché culturel, un futur moine, un petit chef d’orchestre, un grand chef de gare, des amants poétiques, exotiques (plein !), ou bien pragmatiques, un grand traducteur du chinois, celui de Proust en persan, celui de St John Perse en arabe ou encore de Novarina en espagnol, l’accompagnateur de Charles Aznavour, un docteur (véreux), des inconstants, des étudiants, un inséminateur artificiel, Dieu, César (l’autre, grand couturier arlésien), un contrôleur Sncf, un sosie de Dany de Vito, Roger le grand cafetier, un tueur en série, un bientôt aumônier, Manitas de Plata, un ancien déporté, un boucher, un travesti, un mafieux, des beaux gosses, un guichetier, Jacques Sojcher, un ange gardien, des sportifs, un petit écrivain de polars, un grand chamane (déjanté), un huissier, un médium, des internautes (plein), un grand amour, un esclave, des lâches (à foison), Marcel Moreau, un (ex) mari, un grand écrivain (anonyme), un homme de la nuit, du samedi, de la rue, de Venise ou de science, Ian Bucquoy, des chanteurs, des peintres (certains en bâtiment), deux clavecinistes, un plombier, des timides, des coincés, des pervers, des psychotiques, des romantiques, des chafouins, des mufles, quelques énamourés, l’Entarteur et un végétalien ? Vous le saurez en lisant l'opus sus nommé, remplaçant avantageusement le Prozac et bientôt disponible dans les meilleures pharmacies ! A suivre !

21:28 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Actualité no 2-L'Illusionniste, un récit autour du harcèlement moral, à paraître un autre jour... photo V. Boissacq

L’Histoire : Un homme, une femme, une rencontre, rien que de très banal a priori. Au départ la femme n’en attend rien, à part oublier une récente rupture. Cet homme ne lui plaît pas follement mais il est drôle, enjôleur, et elle commet l’erreur de succomber à une apparente facilité, le temps d’un soirée croit-elle. Ce soir-là, un piège est installé qui la ferrera, elle le comprendra 1 an après... Entre-temps elle aura subi une relation de 6 mois émaillée de moments d’une étonnante proximité, certes - et là réside une partie du piège – mais graduellement harcelante, et épuisante ; une relation faite de critiques, de manquements et dénigrements divers alternant (et là est l'autre partie du piège) avec une douceur et une gentillesse extrêmes, une relation destructrice avant tout et visant à anéantir tout ce qui fait l’unicité et l’essence de sa personne, une relation faite de ce chaud et froid unique à l’origine d’un lien paradoxal, et solide : l’emprise, triste corollaire du harcèlement moral. Avec aux commandes, non plus l’homme inoffensif rencontré un soir d’ennui, mais un pervers narcissique déterminé à, et outillé pour, lentement la détruire autant qu’il se détruit, lui. Parce que c’est un malade qui la jalouse à l’excès, parce qu’il l’a voulue et qu’elle est sa « chose », qu’il dépend d’elle pour oublier son vide et ses tourments, et qu’en conséquence il la hait et le lui fait payer, ne craignant pas de l’aduler et de paradoxalement finir par anéantir la « chose » même dont sa survie bien souvent dépend ! Face à cette relation perturbante et destructurante, panachée d’enfermement et d’interdits qu’elle confondra au départ avec machisme ou méchanceté, la victime de ce témoignage-ci, pourtant indépendante et lucide, tentera de rompre plusieurs fois, la première au bout d’1 mois, à chaque fois sans succès… Parfois même, incrédule, elle ira rechercher son « tortionnaire », et le mot est hélas juste, de son plein gré ! Parce qu’entre-temps le syndrome de Stockholm se sera mis en place, en dépit des horreurs endurées que compense toujours, ponctuellement, une douceur à la puissance… envoûtante ? Présenté au départ comme témoignage, ce récit prend à présent, pour des raisons dramaturgiques, le biais de la fiction. Il devrait être finalisé au printemps 2006...

21:26 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Actualité no 3-Ne M'oubliez pas, de Trezza Azzopardi, paru en février, une traduction qui m'a donné la chair de poule mais que la presse a "oublié" de recenser, une véritable injustice littéraire !

Un extrait : « Blanche-Neige est étendue dans son cercueil de verre. Elle ne leur montrera pas qu’elle est réveillée. Elle sait que si elle le fait on ne lui permettra pas de rester et de regarder le ciel translucide tout là-haut, ni les arbres et leurs branches qui s’agitent sous la brise. Elle n’a pas conscience du lierre qui rampe tel un voleur sur sa tombe, ni de ses surgeons qui cherchent prise sur le verre : ses protecteurs ont dégagé un large cercle à travers lequel ils l’observent. Par les fentes de ses yeux elle sent chaque jour leurs regards désespérés qui la dévisagent. Elle reste complètement immobile. Parfois il pleut ; de grosses gouttes qui éclatent près de son visage. Impossible de les goûter, bien que sa langue la démange de le faire. Blanche-Neige regarde les éclaboussures se transformer en bulles tremblotantes. Ce sont des miroirs convexes qui reflètent la vallée, ils contiennent un arc-en-ciel, une spire de fougère, le halo d’un coucher de soleil. Quand les gouttes s’évaporent, elles laissent des taches qu’elle est seule à voir. Parfois une feuille se détache, un oiseau laisse pendiller un ver, un escargot passe le temps, son ventre argenté faisant frémir une traînée de brume sur son visage. Elle demeure étendue, intacte. Blanche-Neige choisit de rester endormie. L’idée de se réveiller lui fait horreur. La voici ensevelie, paisible. La nuit, quand tous les visages disparaissent, elle a la lune rien que pour elle. Dans sa tête, sous les étoiles clignotantes, elle danse. »

21:24 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Bûcher des anges, une drôle d'histoire...

21:19 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Le Bûcher des anges-extrait de la préface de Marcel Moreau

« Le Bûcher des anges n’est pas un conte pour les petits. C’en est un où devraient plonger, toutes affaires de grands cessantes, ceux dont le mystère infantile demeure « honteusement » irrésolu. Soit qu’ils le confièrent, pour en guérir, à la psychanalyse, soit que le Verbe leur manque pour en remonter, des abîmes, les secrets d’absolu. J’ai « plongé » et, de la première ligne à la dernière, j’ai « tressailli », ainsi qu’il en va chaque fois que croyant aller à la connaissance, c’est sur des révélations que je tombe. »

21:17 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Bûcher des anges-1er chapitre

Né aux étoiles dans un souffle, immobile - loin des routes brûlantes des anges crucifiés du boucher au tablier rougi - tu ignorais alors que c’était un bonheur rare et plein que tu implorerais plus tard en vain lors des épuisements terrestres, lorsque tu serais usé aux larmes pour avoir presque oublié ton nom et que l’on se détournerait, apeuré, sur ton passage. Enfant trop petit malhabile, maudit. Etranger toujours tu seras, aux autres et à toi-même, même les chemins qui mènent au coeur seront pour toi ceux de l’oubli. Car telle serait, la malédiction des fées ce grand secret. Les routes il ne connaît pas encore pour l’instant c’est un enfant si doux si tranquille qui n’a même pas envie de bouger, inerte comme une plume que la pluie aurait collée tout contre la terre, glaise. Oh, il y a des rues bien sûr, dans la ville où il est né cela il le sait, dans son corps qui s’immolerait déjà s’il le pouvait : celle, plate et morne, qui mène chez le marchand de jouets dont l’oeil de verre lui renvoie les étranges reflets d’un carrousel les jours de grand fête. Et cette autre, grise et touffue, où le marchand de vélos offre son rictus à un enfant-si-aimable-comme-vous-avez-de-la-chance-madame et la voilà qui sourie comme elles le font toutes parce qu’inventées pour cette unique grave tâche. Il y a aussi celles qui mènent vers les gens, tous les gens de la Terre peut-être. Et puis surtout il y a cette autre rue plate et vide qui mène au port où la marchande d’algues lui donne des bonbons à l’odeur mauvaise lorsque le vent souffle de la mer en charriant les cris, des marins noyés les jours de grande tempête. Parfois, aux côtés de la marchande, il y a un petit garçon mais ce n’est jamais le même. Ce sont les rues de l’enfant, les premières qu’il connaîtra avant d’en parcourir tant d’autres jusqu’à la nausée fébrile que procurent toujours les chemins qui ne vous appartiennent pas. Exsangues et bien pâles imitations du seul chemin qui aurait dû être, rester et résister aux tourmentes du temps et du vent les soirs de pleines lunes, lorsque l’on peut étaler sa vie à nu dans le secret et se dire, rien de vrai n’a encore été fait. Au milieu du labyrinthe que dans son esprit ces rues dessinent il y a celle où il est né - rue, du Calvaire - sans qu’il sache encore ce que cela veut dire c’est bien normal, un enfant si petit si tranquille. Dans sa rue il sait déjà qu’il se passe des choses - rues, lieux idéaux d’existence - puisqu’il y a une grosse dame aux cheveux noirs qui crie et un jour, voilà la petite fille de la grosse dame qui tombe par la fenêtre la dame en oublie de crier. Dans la rue elle s’est tuée, la petite fille, sans un cri un chuchotement par une journée de plus au creux du monde immobile. Il paraît, que c’est un récit de plus qu’il s’est fabriqué lui dit sa mère qui l’accuse toujours de trop rêver. Mais lui sait, que toujours il dira les choses telles qu’il les aura vues parce qu’elles seront alors bien pires, que toutes celles que l’on pourrait inventer. La petite fille à la fenêtre. C’est la première histoire de son enfance, et déjà personne ne veut le croire. Enfin, plus tard, personne ne voudra se souvenir de la petite fille tombée du cinquième étage à moins que ce ne soit du premier, et c’est comme un voile noir sur ses yeux qui l’inonde. Alors lui racontera, pour faire exister. Elle avait des cheveux mi longs sans couleur définie, coupés au carré croit-il se souvenir c’est le seul détail qui lui reste en tête. De son nom il ne se souvient pas, même s’il a dû souvent entendre la grosse dame le crier. Mourir, jeune, comme un sacrifice éternel suspendu au corps du vide, pétrifié. Dans les maisons derrière le port les murs intérieurs suintent d’humidité tellement c’est lugubre mais le petit garçon sait qu’il a de la chance, sa mère les a peints en jaune pour que cela fasse plus gai. En couleur, pleurer, c’est comme une plaie offerte. Il est probable que la grosse dame n’avait pas peint les murs en jaune et alors la petite fille s’est tuée en n’ayant connu que des murs mouillés, blancs. Il se dit cela aurait pu être moi tué, à sa place quelle chance j’ai eu cela restera la-mort-de-la-petite-fille-qui-ne-riait-jamais-car-comment-pourrait-on-rire-dans-une-rue-pareille ?L’enfant se dit aussi c’est gai, tous les dimanches nous prenons la route - ma toute première - pour aller voir mes grands-parents dans leur maison blanche et basse avec du noir brillant qui lui entoure les pieds. Maison en demi-deuil un fils décédé rue du Calvaire, comme un petit oiseau lui dira sa grand-mère plus tard, décédé à dix ans d’un mal impossible à soigner. C’était un petit ange il ne pouvait pas vivre sur Terre diront d’autres parents. Et l’enfant pense, deux jeunes morts dans ma rue déjà qui n’avaient pas fait attention et voilà, j’aurai bien raison de me méfier des rues plus tard, et aussi des routes. Ange à trépas d’oiseau, immolé sur tous les autels de l’incertitude et dont le sang, noir, coulera des décennies encore, dans tous les coeurs abîmés par la brûlure qu’il y a à laisser mourir un enfant sans l’aider.

21:14 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Bûcher-les impressions de J.C. Bologne, jury de la Bourse Thyde Monnier du 1er roman (SGDL, Paris 2002) et « parrain » du livre

« Dans le monde que s'invente Jean dans le silence des adultes, des liens mystérieux courent entre les êtres et leur donnent sens. Si les enfants morts deviennent des anges, Jean est-il maudit d'être resté vivant ? Le boucher, dans le sang des bêtes, punit-il ceux qui ne sont pas devenus anges ? La maladie qui menace d'emporter l'adolescent, en tout cas, ne peut être qu'un appel ; un appel manqué. Grandir dans l'absence de l'ange, c'est se condamner à le chercher à travers le monde. Aux rencontres initiatiques succèdent les erreurs inévitables lorsque l'on confond le rêve et l'apparence, les ailes de l'ange et le tatouage du marin... Jean vit dans un monde transfiguré, où la sexualité, la violence, la cruauté deviennent des liturgies conjuratoires. Liturgies nécessaires pour donner sens à sa vie et retrouver, peut-être, le bûcher où elle se consume pour libérer l'ange exilé dans l'enfant. Ce récit, éclaté, est construit comme un puzzle dont le dessin se précise peu à peu dans l'esprit du lecteur. Quelques scènes fortes, d'une dimension quasi mythique, rassemblent, le temps d'une vision, les éléments épars, mêlant étroitement rêve et réalité pour imposer au monde un statut intermédiaire, celui d'une fiction signifiante. Le rythme de la phrase, brisé par l'usage très particulier de la ponctuation, fondant la syntaxe pour isoler certains mots, participe à cette subtile transmutation de la réalité en mythe dans le regard d'un enfant blessé.»

21:11 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Bûcher-impressions 1, celles de Laurence Vielle, comédienne enchanteresse et écrivaine enchanteuse...

Edith, j'ai lu ton livre, là d'une traite dans un train de Bruxelles à N., c'était le chemin juste, et Jean à peine décrit ouvre un drôle de creux en moi où flotte son secret. Car c'est secret le lieu où arrive Jean. Je l'effleure. Jean est au bord de moi et les phrases se ponctuent autrement hors, de la raison comme un temps nouveau à prendre, une esquisse de vol, hors, de routes trop terrestres une peau dans-je. Je serai heureuse de lui donner haute voix. Je prépare un extrait où la ponctuation me semble être celle que tu y as mise, c'est-à-dire inhabituelle, magnifiquement boiteuse. Que la mer du nord t'aie ravie, un temps je le souhaite.

21:07 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Bûcher-impressions 2, celles de Joyce Waters, charmante journaliste à la RTBF (tv belge)

Oui, j'ai bien reçu le livre, et je vous en remercie. Oui je l'ai lu et j'ai beaucoup, beaucoup aimé le texte, que je trouve très beau. J'en ai aimé aussi les images et le voyage et... Mais c'est vrai je vous avoue que je suis très perturbée par la ponctuation et je ne raterai certainement pas votre passage télévisé chez Dolorès Oscari. A moins que... Mais Je, ne pense, pas-encore-pouvoir, vous assurer de ma présence au Théâtre Poème, pour le moment ! A très bientôt et merci pour ce voyage-lecture en apesanteur qui m'a donné l'impression de lire et de me déplacer à travers un carafon de cristal biseauté.

21:03 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Bûcher-impressions 3, celles de Carmelo Virone, rédacteur en chef du Carnet et les Instants et rédacteur tout court dans Mandrill, les deux à lire résolument si vous avez l'heur de vivre en Belgique !

propos de la présentation du roman au Théâtre Poème (Bruxelles), émaillée des si belles lectures de Laurence (Vielle) : " J'ai plutôt tendance à improviser mes questions, mais il y en a au moins une à laquelle tu ne couperas pas : la ponctuation, souvent décalée : unevirgule avant un adjectif qualificatif ou un complément d'objet mais entreentre deux termes équivalents juxtaposés. T'as intérêt à revoir ta grammaire! Je suis sûr, que c'est par perversion, pure, que tu as déplacé ce pauvre peuple, élégant décharné, des virgules, mais tu devras t'en expliquer quand même ! Ton livre est très beau."

20:59 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Bûcher-impressions 4, celles de sa première acheteuse à la Foire du Livre (Bruxelles 2002)

Me revoila, comme promis ! J'ai donc lu votre livre, d'une traite, car je ne pense pas que l'on puisse le lire autrement ! J'ai mieux compris votre dédicace (vous me souhaitiez une "angélique" lecture). J'ai plutôt senti une violence des sentiments, que j'ai moi-même pu vivre "à en crever" lors de mon adolescence, et, je crois même plus jeune aussi. Ce n'est certainement pas un livre"angélique". Je le relirai certainement. Je vous quitte. Un ange m'appelle... Nathalie

20:48 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Bûcher-impressions 5, celles de Miss M, à dévorer sans modération sur http://miladyrenoir.skynetblogs.be/

Deux ans après la dédicace écrite sur une table d’enculé à l’Union de Saint Gilles, je parcours les pages de ce roman de l’amie Edith, celle qui m’a poussée dehors, avec les livres et les écrivailleurs. C’est elle aussi qui m’a jetée dans les mots de Chloé Delaume, c’est elle qui m’a balancée dans les bras d’un psy-épluche-légumes, mais c’est elle enfin qui vient de NOUS bouleverser, mon homme et moi. Nous étions comme ça, l’un devant l’autre dans la baignoire chaude, nous lisant l’un à l’autre ce roman après Dans le train de Mr Oster et puis, ça nous est venu. D’abord, nous avons cru à l’humidité ambiante et à la chaleur incandescente d’une salle de bains, puis, après quelques pages, nous avons saisi… c’était l’émotion, le choc frontal… La dimension philosophique digne d’un Petit Prince cruel et assourdissant, la poésie obscure d’un Isidore Ducasse, la vision de l’idéal haletant sous la pression des choses. Tout est là. Évidence sacrilège. Raisonnement insolent de la perpétuelle initiation. Cruauté sempiternelle de l’apprentissage de la mort. J’avais hésité à le lire ce livre, comme si j’avais attendu le moment de pouvoir tout comprendre, comme si j’avais eu peur (parce qu’au début, j’avais peur d’Edith) et aujourd’hui, même sans la prétention d’avoir compris ce livre, j’ai senti une once de réponse, à moins que ce ne soit une question qui me sied plus. Le Bûcher des anges est comme un évANGilE de Saint Jean qui torture Lacan. J’ai lu chaque mot en me disant qu’il me touchait, moi alors que c’est sûrement l’un des livres les plus extérieurs à soi pour avoir capté si justement le regard du profond. Les risques d’apprendre, la désillusion de la recherche, la lumière de l’absolu et l’obscurité de la portée de-main, j’ai l’ivresse des pages dans la gorge. Et mon Petit Prince a eu les yeux imbibés de compréhension, après la page 121, nous avons partagé l’échange, pensé à nous, aux autres et au monde. Nous avons fait l’amour ensuite, pour nous dire qu’il n’y avait rien de mieux que la symbiose et la compréhension, mais ça, c’est accessoire à cette anecdote et à l’Histoire du livre, bien entendu. La pédagogie transperce chaque strophe répétitive, répétée à l’excès parce que les choses sont là, devant nos trous mais nous ne sommes des singes ô-dieux… Le Bûcher des anges ou la vérité sur les Hommes. Ils ont tous un sexe, ils sont tour à tour bourreaux ou victimes, ils ont des ailes sur leurs dos bariolés, aussi, ils tuent, ils (s’)abandonnent, ils (s’)initient, ils perpétuent, ils cherchent et rarement et trop tard ils trouvent. Merci Dame Edith.

20:46 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Le Bûcher-impressions 6, celles de l'adorable Karine Boissou, philosophe, cycliste, cycliste philosophe et ex parlementaire émérite

Merci à toi pour le délicieux moment que j'ai passé à dévorer ton livre : trop forte que tu es, ma petite Edithouille. Je ne trouve pas ton récit sombre, mais douloureux ; et c'est une énorme différence ! L'épreuve du négatif, la douleur, étape nécessaire, essentielle à une véritable réconciliation: foin de masochisme là-dedans, juste se sentir être humain à part entière (rien que ça !). Toujours est-il que sans douleur - elle est donc un moment nécessaire et essentiel - point de cette réconciliation qui offre à un être humain la possibilité d'être plein, entier et généreux (paroxysme de la liberté). On se boit un verre de lait quand ?

20:44 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Bûcher-impressions 7, celles d'un homme de lettres...

 

20:40 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Mes années françaises...

20:40 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Mes années anglaises...

C'est ici sans doute que j'ai vécu les plus heureuses années de ma vie et j'ai adoré ce pays autant que l'on peut adorer un homme, même plus, sûrement ! Cinq années entre Manchester et Londres, de jeune fille au pair à lectrice d'université à chargée de cours, en passant par traiteur à domicile ! N'êut été une grisaille qui a fini par m'atteindre (cf Mes années belges...), un été de trop où le soleil a dû luire 3 jours (je n'exagère pas !), j'aurais pu y rester une vie entière, j'aurais beaucoup aimé, en fait. Tout me plaisait dans ce pays, l'humour et l'excentricité de ses habitants comme l'architecture, les pubs feutrés et leurs "sessions" de musique folk, autant que la campagne opulente (pour éviter d'écrire verdoyante). De l'Ecosse à la Cornouaille je l'ai arpenté, du Pays de Galles à l'East Anglia, du Yorkshire à Brighton et j'ai tout aimé, tout, une passion, féroce ! Pour sa langue et sa littérature aussi. Après quoi, ne souhaitant plus enseigner,je suis partie pour Nice (un choc culturel en soi !),puis la Hollande, puis la Belgique, pour me retrouver face à la même impasse météo, invivable à long terme pour la Méditerranéenne que profondément je suis,le charme britannique en moins, hélas...

20:39 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Mes années américaines...

Il y en a eu deux, la première à 17 ans dans le cadre d'un échange entre Montpellier et Louisville, Kentucky, et où je me suis retrouvée tour à tour lycéenne, étudiante en philo et trésorière du International Club puis reporter photographe pour un journal local, le tout sur fond de baby sitting et cours de français pour arrondir mes fins de mois. La seconde à 20 ans, dans le cadre d'un échange universitaire cette fois, et où je me suis retrouvée étudiante en littérature française (...) sur l'un des 8 campus de l'Université de Californie (UCSC Santa Cruz), ainsi que présidente du French Club et répétitrice de théâtre, avec un rôle chanté dans l'Amour médecin de Molière ainsi que celui de Phèdre... De ces deux années je garde des souvenirs contraires, l'ivresse à 17 ans de la découverte d'un nouveau continent et d'une culture, d'un mode de vie tellement différents, et exaltants !J'aurais rêvé alors de m'installer là et d'y rester. La deuxième année fut un choc plus déstabilisant après une traversée du Canada de 3 jours et 3 nuits en Greyhound pour rejoindre une Californie que j'ai cordialement détestée et où j'ai cruellement ressenti différence et solitude à un degré bienheureusement jamais éprouvé depuis.Curieusement j'ai peu écrit sur ces deux expériences, sauf des textesépars ici et là. Mais d'autres l'ont très bien fait pour moi : dans "Less than zero"(Moins que zéro), Brett Eaton Ellis décrit à merveille la vacuité d'une certaine jeunesse californienne qui m'avait,moi,profondément dérangée.Et dans "Amériques", Baudrillard y fait, entre autres, un descriptif de Santa Cruz "faux paradis et véritable enfer",qui m'a consolée dans la vision très déstabilisante que j'avais eue de cette ville à l'époque et que j'attribuais à un ressenti pour le moins sujet à caution. Autant dire que là,je n'ai eu aucun regret de m'en aller tant la superficialité ambiante m'avait infiniment pesé.

20:39 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Mes années néerlandaises...

5 ans de vie ici ou presque,une plongée en langue inconnue des mois durant, une petite ville, une belle famille étrange,une culture aux contradictions étonnantes... Je suis bien embêtée pour dresser un portrait quel qu'il soit de ce pays, où je me suis beaucoup embêtée aussi... Restons positive, retenons les fleurs bon marché et leurs champs immenses et colorés, le bruissement des pneus de bicyclettes s'enfonçant dans la nuit accompagné de rires ou de cris, les speculaas, la soupe aux pois cassés, les tables de riz néerlandaises, le genièvre à la pomme dans un "bruyn kafé", les cigarettes au clou de girofle, le journal Libelle que j'adorais, Modiano et Duras que j'ai dévorés parce que c'est tout ce qu'il y avait à faire, les balades au moulin, les canaux de Leyden la Magnifique (Gouda l'est aussi, et Veere, en Zélande !!), les dunes et le bac des îles frisonnes, bref, la Hollande de carte postale ; qui cache très bien celle dont il aurait été plus intéressant de vous parler, celle où une association vous recommande via posters publics de ne pas jurer si vous avez raté votre train, celle où il n'y a pas de volets "parce qu'on n'a rien à cacher (est néanmoins passible d'amende celui qui ose regarder !!), celle où les hommes de Zélande sont interdits de café mais autoriés dans les "praathuizen", ces maisons aux parois de verre où chacun peut voir que vous ne vous adonnez à aucun vice... La Hollande est loin d'être un pays qui fait rêver et bienheureux ceux qui y viennent en touristes pour glaner ses superficielles beautés !

20:38 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |