17/01/2006

Actualité no 2-L'Illusionniste, un récit autour du harcèlement moral, à paraître un autre jour... photo V. Boissacq

L’Histoire : Un homme, une femme, une rencontre, rien que de très banal a priori. Au départ la femme n’en attend rien, à part oublier une récente rupture. Cet homme ne lui plaît pas follement mais il est drôle, enjôleur, et elle commet l’erreur de succomber à une apparente facilité, le temps d’un soirée croit-elle. Ce soir-là, un piège est installé qui la ferrera, elle le comprendra 1 an après... Entre-temps elle aura subi une relation de 6 mois émaillée de moments d’une étonnante proximité, certes - et là réside une partie du piège – mais graduellement harcelante, et épuisante ; une relation faite de critiques, de manquements et dénigrements divers alternant (et là est l'autre partie du piège) avec une douceur et une gentillesse extrêmes, une relation destructrice avant tout et visant à anéantir tout ce qui fait l’unicité et l’essence de sa personne, une relation faite de ce chaud et froid unique à l’origine d’un lien paradoxal, et solide : l’emprise, triste corollaire du harcèlement moral. Avec aux commandes, non plus l’homme inoffensif rencontré un soir d’ennui, mais un pervers narcissique déterminé à, et outillé pour, lentement la détruire autant qu’il se détruit, lui. Parce que c’est un malade qui la jalouse à l’excès, parce qu’il l’a voulue et qu’elle est sa « chose », qu’il dépend d’elle pour oublier son vide et ses tourments, et qu’en conséquence il la hait et le lui fait payer, ne craignant pas de l’aduler et de paradoxalement finir par anéantir la « chose » même dont sa survie bien souvent dépend ! Face à cette relation perturbante et destructurante, panachée d’enfermement et d’interdits qu’elle confondra au départ avec machisme ou méchanceté, la victime de ce témoignage-ci, pourtant indépendante et lucide, tentera de rompre plusieurs fois, la première au bout d’1 mois, à chaque fois sans succès… Parfois même, incrédule, elle ira rechercher son « tortionnaire », et le mot est hélas juste, de son plein gré ! Parce qu’entre-temps le syndrome de Stockholm se sera mis en place, en dépit des horreurs endurées que compense toujours, ponctuellement, une douceur à la puissance… envoûtante ? Présenté au départ comme témoignage, ce récit prend à présent, pour des raisons dramaturgiques, le biais de la fiction. Il devrait être finalisé au printemps 2006...

21:26 Écrit par edith soonckindt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Merci de décrire aussi bien le manipulateur-pervers... je viens de m'en défaire et vos mots et adjectifs sont tellement vrais...
C'est un baume sur le coeur d'une souffrance!

Écrit par : Martine | 20/04/2006

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